Restaurant Paradis, Paris
Restaurant Paradis, Paris
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Paradis, restaurant à Paris

Nous irons tous au Paradis, chantait mal Zidane dans les Yeux dans les Bleus quitte à vous donner envie que la France perde la coupe du monde. Certes, la bande-son du restaurant Paradis est plus à mon goût, mais c’est encore l’assiette qui compte, le reste est accessoire.

Dur à trouver

Et surtout ne vous arrêtez pas au nom. Si vous tapez Google, non seulement il aura mal, mais en plus il va vous dire plein de bêtises, car des Paradis, il y en a 13 douzaines dans la capitale. Rappelez-vous, ici vous êtes dans la rue de Paradis, pas l’autoroute de l’enfer, et vous ne rencontrerez pas Morgan Freeman.

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Non-lieu

L’endroit est un non-lieu : ambiance feutrée mais pas intime, télescopage des influences entre les chaises Mallet-Stevens et l’escalier du paquebot le France, les Smiths en fond sonore, Man Ray au mur, une clientèle  hétéroclite de jeunes, de vieux, de français et d’étrangers… Dante s’y perdrait. Heureusement on sait qu’il y a Nicolas Gauduin, l’ancien chef de Racines(2) aux fourneaux.

Pari facile

A la carte, devinez qui c’est qui s’est encore invité ? Joël Thiébault, Terroirs d’Avenir and co ? Gagné ! Bref… mais le  service est affable et prévenant, malgré des serveuses un peu perdues, et surtout l’assiette réserve de belles choses qui réconfortent plus qu’elles ne surprennent. Rondement, l’oeuf parfait cuit à 64° – un nouveau marronnier au pays des tables bobos – émoustille les papilles sans brutalité. L’assiette de légumes d’hiver rappelle que le chef a fait son solfège à l’Arpège et provoque des petits cris d’admiration chez ceux qui ne sont pas passés chez Passard.

Du solide

Enfin, le canard en deux façons, carottes et pommes de terre grenaille me séduit, car j’avais faim. Enfin un plat qui tient au corps. Faut-il rappeler que parfois, le chaland se rend au restaurant pour en ressortir rassasié plutôt que de s’extasier sur la provenance de trois branches arrosés d’un bouillon (hein, messieurs les chefs japonais) ? Pour agrémenter le tout, quelques quilles de chez Robinot, légers, naturels se boivent sans entraves, sans complexes mais aussi sans complexité.

Alors est-ce un aller simple pour le Paradis ? Il ne faut peut-être pas exagérer, mais pas l’enfer pour autant, bien au contraire. Fortement conseillé si vous passez dans le coin. Comptez 35€ entrée + plat + dessert sans les vins.

Le Paradis
14, rue de Paradis 75010 Paris
Tél. 01 45 23 57 98

 

Wai-Ming Lung
Published on 26.02.2014
by Wai-Ming Lung, rédacteur en chef

(5) commentaires

  1. Superbe chronique qui donne envie de s’y rendre au plus vite.

  2. Magali dit :

    J’aime beaucoup le paragraphe sur le canard ! Tout à fait vrai : lorsque je vais au restaurant, à titre principal c’est pour me restaurer ! Maintenant si le name-dropping nourrit son homme ou sa femme, tant mieux pour eux ! Belle chronique…

  3. Kristina Bedzhanian Tumlare corp. dit :

    Bonjour,

    Je voudrais savoir si vous avez de la disponibilité le 24 avril pour un groupe de 13 personnes à dîner dans un de vos restaurant à Paris.
    Avez-vous des formules à 3 plats avec le budget de 30 € ?

    Merci de me communiquer vos menus 2014

    Par avance, je vous en remercie,
    Cordialement,

    Kristina Bedzhanian


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